Retour sur la 48e session d’étude du 30 et 31 octobre 2025
Retour sur la 48e session d’étude sur les techniques de sautage, 30 et 31 octobre 2025
Par : Pierre Dorval
Photos : Melissa Santos Martinez et Pierre Dorval
En 2025, l’indisponibilité de l’amphithéâtre Hydro-Québec du Pavillon Desjardins a contraint l’organisation à modifier la date de la session en octobre plutôt qu’en novembre. Un retour aux sources car, jusqu’au milieu des années 90, la session d’étude s’était toujours déroulé la dernière semaine d’octobre dans la salle de cours 1112 du pavillon Adrien Pouliot de l’Université Laval, cette semaine correspondant à la semaine de lecture à l’université.
Malgré ce changement à l’horaire, c’est près de 200 participants qui ont assistés à cette 48e session d’étude.
Martin Grenon, professeur et coorganisateur des sessions d’étude, a souhaité la bienvenue aux participants avant d’inviter Francis Trépanier, président de la SEEQ, à introduire le premier conférencier de cette 48e édition.
Intitulée « Les ouvertures primaires : Revue des règles de conception, démystifier les mythes et études de cas », Marc-Antoine Prince-Larose (Evomine), a décrit les principes clés de la conception d’une ouverture primaire applicables pour les monteries ascendantes et descendantes, les rondes de développement/tunnel, et les foncées initiales en mettant le focus sur les applications en souterrain pour les chantiers longs trous. Il a expliqué les types d’ouvertures primaires et comment les concevoir adéquatement. Il a présenté la théorie derrière la conception du bouchon, le diamètre du trou vide versus le fardeau, la distance du trou de forage du trou vide en fonction de la charge, la longueur de l’ouverture en fonction du diamètre du trou alésé, le foisonnement du roc et le vide cible, et comment calculer les délais et la séquence d’initiation du tir du bouchon. En conclusion, la précision du forage est le paramètre le plus critique pour le succès du bouchon; le patron et la géométrie est plus important que le taux de chargement; un diamètre de forage plus grand que 114 mm est recommandé pour les monteries de plus de 20 m; des recommandations pour les mauvais terrains ainsi que pour optimiser les délais et la séquence d’initiation; des monteries de plus de 20 m nécessitent un grand trou alésé plutôt que plusieurs petits trous vides pour les monteries inférieures à 20 m. Au final, il recommande un suivi sismique, de rechercher la simplicité et l’efficacité, d’être présent sur le terrain et de bien connaître les conditions géotechniques, et en cas de doute, d’aller chercher du support.
Jonathan D. Aubertin (École de technologie supérieure,ÉTS), a poursuivi avec présentation « Dynamitage en roches tendres : cas d’études sur la conception de sautages dans les mines de sel ». Le sel et la potasse sont : plus résistant que le béton; de faible porosité, soluble à l’eau; et ductile. L’exploitation du sel se fait soit par évaporation,soit par minage. L’exploitation par minage peut se faire mécaniquement à l’aide de haveuse, ou encore, par la méthode de forage et sautage. L’exploitation se fait par chambre et pilier de 20 à 25 m de largeur par 25 à 30 m de hauteur par forage avec sautage horizontal ou vertical. Les règles de conception s’applique mal, il faut donc utiliser une méthode de sautage adaptée. Depuis 1936, la méthode n’a pratiquement pas changé. On utilise une haveuse pour réaliser une tranchée à la base du banc permettant ainsi une face libre pour la réflexion des ondes. En Europe, on utilise plutôt des forages de grande dimension. Le développement de la méthode d’analyse des trous cratères a permis de réaliser un programme de recherche dans plusieurs mines de sel pour mieux évaluer le comportement du sel. Après un rappel de la méthode présentée à la SEEQ en 2023, il nous a présenté les applications et un cas d’étude qui a mené aux conclusions suivantes : ouverture large des cratères pour un fardeau donné, pour un trou individuel, un grand fardeau permet de réduire le facteur poudre mais une réduction du fardeau permet de maximiser le rapport espacement / fardeau, qu’il faut maximiser le mécanisme de cratère, qu’il y a avantage à minimiser les pertes d’énergie près du trou, et que de visualiser la séquence des cratères permet d’optimiser leur positionnement.
Après la pause, Paul P. Kuznik (Dyno Nobel-DynoConsult) a présenté une étude de cas préparée en collaboration avec Eric Giasson ( Dyno Nobel-DynoConsult) intitulée « Faille majeure – gestion ». Suite à l’apparition d’une faille majeure dans une carrière de Ciment St-Laurent suite à un sautage de production, il est devenu prioritaire de concevoir un sautage sécuritaire afin d’éliminer tout les dangers et essayer de ne pas trop affecter le marinage. Différents scénarios ont été étudiés pour la conception du sautage, notamment en favorisant des trous en angle tout en minimisant les déviations. Pour le forage au-delà de la faille, on a utilisé des foreuses télécommandées à distance pour protéger les travailleurs. Des mesures telles que le profilage de la face et un relevé de la position des trous de forage ont été effectuées afin de préparer un plan de chargement adéquat. La vérification des trous avant chargement, le double amorçage, voire triple à quadruple dans certains cas, la mesure assidue des collets et le remplissage des trous vides abandonnés ont été réalisés systématiquement. Quelques difficultés ont été rencontrées lors du chargement tel que : suivi de montée de colonne des trous inclinés, trous surchargés qui a mené à un ajustement des produits et des collets, système d’initiation mêlé au ruban à mesurer, ruban à mesurer coincé par le boyau de chargement, ou encore, produit empaqueté coincé dans des failles. Les défis et délais rencontrés ont été nombreux mais le résultat du sautage fut au-delà des attentes. On a réalisé un vidéo du sautage avec des caméra au sol, mais fait cocasse, le drone n’a jamais voulu décoller pour filmer le sautage.
Pour compléter cette première demi-journée de conférence, Patrick Lessard (Transports Canada) a expliqué comment utiliser le « Système en ligne pour les Plans d’intervention d’urgence (PLU-SLP) de Transports Canada, comment éviter les erreurs les plus fréquentes ». Après avoir sondé les participants sur les divers aspects réglementaire du transport des explosifs, il a expliqué la procédure d’accès au portail pour être en mesure de compléter le processus d’une demande en passant par le type d’opération; les types de marchandises dangereuses; leur mode de transport en identifiant le type de contenant (boîte, sac, emballage combiné, ou autres; la zone géographique et les routes empruntées; les numéro de téléphone à contacter, etc. Le personnel d’intervention doit également être décrit ainsi que les capacités d’intervention et les délais pour intervenir. On complète en ajoutant les pièces justificatives demandées avant de soumettre la demande et recevoir une réponse dans les 20 jours ouvrables.
Après la pause du midi, la conférence « Explosifs : de l’intervention policière à la démolition contrôlée » a été présenté par Éric Lamanque (Rakowski Energetics Engeneering). Après avoir oeuvré 30 ans comme policier au SPVM, dont 19 au Groupe Tactique d’intervention, il est spécialisé en sauvetage d’otages et technicien en explosif. Formateur pour le GTI en neutralisation de colis suspects, d’enquête après explosion, en sécurisation d’engins militaires et de sites d’intérêt, en conception de colis suspects pour les besoin de formation, et conférencier sur les dangers des explosifs pour les patrouilleurs, il s’est lancé dans une seconde carrière en démolition avec l’entreprise Rakowski Energetics and Engeneering de Winnipeg. Il y assume le rôle de superviseur en santé-sécurité et contrôle de la qualité depuis 2019. La compagnie est active au États-Unis depuis 2023 et se spécialise dans la démolition de centrale électrique au charbon, de cheminée, fondation de pont, etc. Ces fonctions sont d’analyser la structure, de fabriquer et installer les charges explosives et la connexion des détonateurs. Il a présenté les charges utilisées et leur application dans divers projets qu’ils ont réalisés.
Intitulé « Dynamitage sous haute tension », Steve Goyette (Beauval), David Pocthier et Francis Trépanier (WSP), se sont succédé pour expliquer le projet consistant à être en mesure de poursuivre l’exploitation de la carrière de Valleyfield suite au déplacement des deux pylônes qui étaient situés au centre de la carrière. Suite à l’installation de deux nouveaux pylônes de part et d’autres de la fosse d’exploitation, le défi consistait à pouvoir réaliser le forage et sautage du roc sous les nouvelles lignes haute tension. Les principales contraintes consistaient: à tolérance zéro au niveau des projections verticales; limite de 10 mm/s au pylône le plus près; et distance d’approche d’au plus 7,3 m de la ligne électrique pour la protection des travailleurs. Pour y parvenir, une méthode de travail a été présenté à Hydro-Québec comprenant le phasage des travaux et le dynamitage par section, un choix de foreuses en fonction des hauteurs libres de travail, un patron de forage et sautage adapté de façon à réduire les vibrations et les risques de projection verticale en utilisant entre autres des détonateurs électroniques pour leur précision et leur insensibilité aux champs électromagnétiques et courants vagabonds, tout en maximisant le nombre de faces libres. Pour le contrôle des projections, on nous a décrit plusieurs mesures qui ont été prises notamment au niveau des collets et du chargement des trous des faces libres. Des mesures ont également été prises lors du chargement telles la vérification des trous, l’utilisation d’au moins deux charges amorces par trou, du chargement en fonction du profil des trous de façade incluant l’utilisation de gaine pour tous les trous de façade, et du bourrage des trous à l’aide de pierre concassée net 15-20 mm et du recouvrement du sautage à l’aide de géotextile et de poussière de roche et/ou sable. À ce jour, après plus de 22 mois d’opération et 24 sautages, aucune projection verticale n’a été observée et la limite de vibration au pylône a été respectée.
Simon Castonguay (Protexplo), a poursuivi avec une conférence sur : « Équipement de transport et d’entreposage d’explosifs ». Après avoir présenté l’entreprise, un rappel sur les règlements qui encadrent l’entreposage et le transport au Québec et au Canada, ainsi que sur les principales exigences sur les équipements tels les dépôts (poudrière, cache, magasin, boîte à dynamite, dépôts, etc.), les coffres de transports de 2000 kg NEQ et moins, et les coffres détonateurs de 2000 kg NEQ et plus, ont permis de rafraîchir nos connaissances. Il a par la suite insisté sur les bonnes pratiques à adopter pour l’entretien des portes, la mise à niveau des serrures (juillet 2026), protection du trou de serrure, de ne pas chauffer le cadenas, du contrôle des clés, de la ventilation (présence de moustiquaires, prévenir le blocage par des nids de guêpes, ordure, etc.), de s’assurer de l’intégrité structurale du dépôt (pattes de transports, attache de levage, plancher de bois franc), intégrité des murs pour la résistance aux balles, les problèmes de corrosion, l’importance de ne pas faire de travaux au chalumeau. Pour terminer, on nous a présenté des nouveautés telles que des systèmes de surveillance par patrouille de sécurité et de surveillance des poudrières par système électronique; des ventilateurs de toit passif et antidéflagrant; des contenant d’échantillon de moins de 5 fois 5 gr de PETN ou d’équivalent permettant d’expédier de petites quantités d’explosifs par courrier ou par avion passagers; des nouvelles lignes directrices fédérales sur le stockage des explosifs; des équipements d’entreposage de batterie au lithium en présence d’explosifs; et bientôt, la conception d’une poudrière pour les projets sous-terre.
Pour conclure cette première journée de présentations, Alexandre Brunet (LYNKZ Instruments) et Gabriel Beaupré (EXTEK) ont fait part d’une nouvelle technologie de mesure directe sans fil avec leur conférence intitulée: « S2DTM pour le sautage intelligent : Captez les déplacements et Optimisez vos teneurs ». Ils ont mis au point un dispositif qui permet d’enregistrer des informations durant un sautage dont le signal traverse 15 m de roc dynamité, complètement scellé, étanche et robuste et qui ne nécessite aucun besoin d’avoir quelqu’un sur place autre que lors de la mise en place. Le produit offre plusieurs fonctions, optimisation du sautage, mouvement du sautage, suivi des ressources, des concentrations, confirmation du déplacement réel, traçabilité de la fosse au concasseur. Toujours active après le sautage, le dispositif dispose de 2 ans d’autonomie, il détecte la pelle lors de l’excavation, il s’active avec une clé magnétique et communique de façon bidirectionnelle. Il mesure l’accélération initiale et la vitesse maximale. Il permet de visualiser la distribution de l’énergie de sautage. Par sa traçabilité, il permet le suivis du matériel jusqu’au concasseur et il est possible d’installer des traceurs plus petits pour accroître l’échantillonnage. Le déploiement est rapide et sécuritaire, des milliers de sondes peuvent être déployées simultanément et 2 à 3 antennes peuvent suffire pour la couverture de la fosse et recevoir les données des sondes jusqu’au travers de 15 m de roc dynamité. Après plusieurs milliers de sondes déployées, l’accumulation de données amène de nouvelles possibilités dont, entre autre, détecter les ratés ainsi qu’un produit dérivé le «Ore Tag », une version réduite moins dispendieuse pour une traçabilité plus ciblée.
Avant de clore cette première journée de conférence, le comité organisateur a invité messieurs Eric Simon et Harold Blackburn pour la présentation des lauréats du prix de la relève soulignant le travail d’un foreur boutefeu de la relève.
S’en est suivi la 44e Assemblée générale des membres de la SEEQ avant de tous se retrouver pour le cocktail annuel de la SEEQ pour fraterniser autour d’une consommation et de petites bouchées dans les jardins de l’Hôtel Plaza Québec.
Vendredi matin, 4 conférences étaient au programme.
Thierry Bernard (DNA-Group Blast) avec sa conférence intitulée « Transformation numérique des tirs de mines : l’efficacité guidée par les données » a débuté le tout en nous mentionnant que la technologie prend les données mais que c’est l’expertise qui prend les décisions. Ainsi, la donnée devient le moteur de la performance et permet au spécialiste de concevoir sans être sur le site grâce au jumeau numérique ainsi l’expertise n’a plus de frontières. Les techniciens de terrain et les données deviennent les yeux de l’expert qui est l’architecte du plan de tir, un travail d’équipe augmenté par la technologie. Il fait la démonstration des avantages de la technologie à l’aide de trois cas. Le premier cas consiste au contrôle des vibrations pour la protection d’un pont à ‘aide de données et de 50 000 simulations afin d’optimiser la séquence de sautage. Le second cas avait comme objectif de réduire les fines en carrière, notamment en optimisant le chargement à l’aide d,un jumeau numérique et de l’expert grâce à la donnée qui voit la roche résistante et l’expert qui place la charge. Finalement le 3e cas décrit la solution mise en place pour contrôler les vibrations grâce aux simulations réalisées avec un jumeau numérique de tir dans le but de pouvoir reprendre l’exploitation d’une mine à Brumadinho au Brésil dont les vibrations avaient été une des causes de l’effondrement du barrage en 2019 qui avait fait de nombreuses victimes. Depuis en 4 ans 450 tirs ont été supervisés à distance et 100% des vibrations ont été inférieures à 1 mm/s.
A suivi la présentation de Catherine Bouchard (Université Laval) sur la « Quantification de la taille des blocs in-situ et de la fragmentation issue de sautages pour des projets routiers ». Ce projet de recherche vise à développer une méthodologie pour caractériser le réseau de fractures naturelles, permettant d’évaluer la distribution granulométrique des blocs in situ et de la comparer avec la fragmentation post-dynamitage; de contribuer à l’évaluation de l’influence du régime structural du massif rocheux sur les résultats de sautage; et de contribuer à mieux comprendre la formation de blocs surdimensionnés. Pour ce, elle a procédé à l’analyse de 5 sautages réalisés pour l’élargissement des fossés dans des roches de type granitique sur la côte nord. En fait, on a procédé l’élargissement de coupes existantes à l’aide de trous de prédécoupage. On a procédé au scan LiDAR avant le sautage pour déterminer les propriétés des fractures et après le sautage pour la taille des fragments. On a ensuite cartographié les fractures in-situ et délimité les fragments post-sautage. L’analyse des données a été faite par modélisation DFN (Discrete Fracture Network) afin d’obtenir une représentation 3D des fractures in-situ dans le massif rocheux, calibrée avec les données de terrain; et la distribution granulométrique in-situ et post-sautage par reproduction en laboratoire avec une estimation du volume des fragments. En conclusion on a développé une méthodologie pour évaluer la taille des blocs in-situ et des fragments post-dynamitage à partir de nuages de points. Pour la suite, on veut valider avec d’autres sites au Québec, évaluer l’influence des propriétés géomécaniques du roc ainsi que l’influence du patron de sautage sur la fragmentation du roc.
Après la pause, Carl Gravel (WSP) a présenté « Optimisation des murs finaux de fosse en tenant compte de l’endommagement causé par le sautage ». Le processus d’optimisation se déroule en 3 grandes étapes. La première est l’évaluation du potentiel d’optimisation. La largeur minimale de la banquette effective est-elle conforme ou partiellement conforme, à quel pourcentage et comment on en évalue le risque. Cette étape franchie on peut évaluer le besoin d’optimiser la pente en appliquant divers critères empiriques de largeur de banquette minimum dépendant des conditions existantes. On pourra même faire des essais in-situ de chutes de blocs ou utiliser des analyses probabilistiques de trajectoires de chutes de blocs. On regarde ensuite la possibilité d’optimiser l’angle d’excavation du banc. On procède à l’évaluation de la face post sautage et on apporte les ajustements si requis. Finalement, certaines considérations sont proposées pour améliorer les résultats des tirs contrôlés à proximité des murs soit en éliminant le sous forage au dessus de la banquette, en diminuant la profondeur des forages au dessus de la crête du banc, en mesurant la profondeur des forages pour vérifier l’absence de surforage, et en contrôlant le chargement. En conclusion, l’amélioration des pratiques opérationnelles peut permettre une augmentation des angles de pente. Pour assurer des conditions de travail sécuritaires, et optimiser la conception de pente, il faut: protéger les murs pour améliorer la condition de la face en limitant la génération de chutes de blocs et les projections; maximiser la largeur de banquette effective en limitant les pertes en crêtes et en maintenant la géométrie du plancher et la position du pied.
Pour clore les présentations de cette 48e session d’étude, Anthony Gagné (Ministère des Transports et de la Mobilité Durable – (MTMD)) a présenté une conférence sur les « Vibrations de sautage dans les dépôts argileux – Collecte de données » coécrite avec Sarah Bouchard également du MTMD », Les vibrations induites par les sautages peuvent causer des glissements tels que rapporté dans la littérature. La compréhension du phénomène est relativement peu avancée et/ou peu documentée. Comment lier les vibrations à des paramètres géotechniques? Quel est l’effet des vibrations sur les pressions interstitielles? Est-ce que les vibrations de sautage peuvent diminuer la résistance de l’argile localement? On nous a présenté deux études de cas dont le premier où les vibrations étaient générées par des sautages. On a installé des géophones et des accéléromètres ainsi que des piézomètres à corde vibrante. La seconde étude de cas se déroule à Louisville et consiste en un projet visant à concevoir un équipement permettant de mesurer les vibrations verticalement à plusieurs niveaux, dans un même trou de forage, avec un enregistrement simultané pour une même sollicitation. Les vibrations étaient générées par l’impact d’un godet de pelle sur le sol et les vibrations enregistrées, en surface, avec plusieurs géophones et, en profondeur, avec des accéléromètres installés dans un trou de forage. Les expérimentations de terrain et les modélisations numériques préliminaires semblent montrer qu’on puisse continuer à utiliser les PPV enregistrés à l’aide de géophone en surface. Afin de poursuivre leur recherche, ils auraient besoin de sites de sautage à proximité d’un dépôt argileux à moins de 500 m des tirs; de dépôt d’argile en surface ou à moins de 2 m de profondeur; de pouvoir y mettre des capteurs de surface à moins de 100 m du sautage; de pouvoir y réaliser une investigation géotechnique afin de caractériser le dépôt; et d’obtenir les informations sur les patrons de sautage. Une carrière ou une mine serait idéale.
Après la période réservée aux questions, Francis Trépanier a mis fin à cette 48e session d’étude sur les techniques de sautage. Après les remerciements d’usage aux conférenciers et au personnel impliqué dans l’organisation pour la réussite de cet événement, le président de la SEEQ, au nom du comité organisateur, a invité les participants à nous suggérer des sujets de conférences pour l’an prochain. Les dates de la 49e session d’étude qui devrait se dérouler en novembre l’an prochain seront connues en début d’année 2026.
Si vous êtes intéressé à participer en tant que conférencier, n’hésitez pas à communiquer avec :